Le carnet
des mots & des histoires

Goodbye Shanghai

le 24 avril 2012
publié dans Horizons , Shanghai

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Déjà 1 semaine. Au retour du voyage je me sentais comme en apesanteur entre les 2 continents. Je n'étais plus là-bas, mais je n'étais pas complètement revenue. Je voudrais encore me sentir supendue à un fil, dans cet état caractéristique de la fin du voyage. Dans cet état où on n'a pas attérit. Je ne veux pas attérir. Je mange à n'importe quelle heure, je tombe de sommeil à 20h, comme si j'étais encore à l'heure chinoise.

Je veux retenir encore un peu le jet lag émotionnel. Avant qu'il ne disparaisse pour de bon. Alors je ferme les yeux et je retourne là-bas. En une fraction de seconde, tout me revient.

Le calme des temples, l'encens qui embaume, les sites que personne ne va voir, me retrouver au milieu de nulle part, les couleurs de Shanghai, les rues animées, et la circulation, marcher sur la route, au milieu des klaxons, des vélos et des touc-toucs et me sentir parfaitement à l'aise, ou pas, manger des raviolis dans les maisons de thé, retrouver une amie et manger dans un resto Thaï au décor digne de Sex&The City, et manger le dernier soir des nouilles pimentées dans un boui boui. M'étouffer de rire et continuer à manger. Sortir dans une boîte un peu underground, m'étouffer dans la fumée et manger du gâteau chinois pour les 25 ans d'une ancienne copine de fac. Ceux qui connaissent les gâteaux chinois comprendront.

Et puis parler chinois, ne pas être comprise, rager, s'y remettre et me faire la promesse de ne plus lâcher une fois rentrée en France.

Et la nuit venue, tester toutes les terrasses qui donnent sur les hauteurs de la ville, un Sex on the Beach à la main, et se croire dans Lost in Translation avec tous ces grattes ciels étincelants.

Et enfin, le jour de l'arrivée à l'auberge de jeunesse, le marché de rue, la nourriture à même le sol, la pluie, le ciel gris, la fatigue, mon parapluie trop petit et mes bottes trempées. Et la joie d'y être enfin.

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